Carthamus eriocephalus : Ce petit chardon se reconnait à ses grosses inflorescences formées de longues fleurs blanches en tube d'où émerge un pistil encore bien plus long.
La "Flore pratique du Maroc" comme la "Nouvelle flore d'Algérie" indiquent que cette plante aurait des fleurs bleues, ce qui est erroné ; en fait l'erreur remonte au tout premier descripteur de cette plante, Boissier en 1849, qui dans sa diagnose latine de Carducellus eriocephalus parle de "flosculis caeruleis", peut-être par confusion avec Carthamus duvauxii qui pousse dans les mêmes milieux. Ses successeurs ont fidèlement propagé une erreur qu'il ne leur était pas possible de corriger sur la base d'échantillons de plantes desséchées en herbier.